A quoi servent-ils ?

Un programme bien rodé

Nos réflexes apparaissent dans un ordre précis. Tel un engrenage, ils sont reliés les uns aux autres et le mouvement du premier agit sur le suivant. Dans cette "chaine développementale" chacun occupe une fonction précise, chacun tient un rôle essentiel du "grand programme du développement humain".

Assurer notre protection et survie

Le bébé quitte à la naissance un contenant protecteur pour entrer dans un monde qui le confronte à de nouveaux stimuli sensoriels. Il quitte un monde où l'alimentation était automatique. Il quitte un monde où la température était régulée, où il était approvisionné en oxygène via le sang de sa mère. Il doit désormais satisfaire ses besoins physiologiques primaires (s'alimenter, respirer, réguler sa température, etc.). La nature étant bien faite, l'ensemble des réflexes archaïques vont l'aider à s'adapter rapidement à ce nouvel environnement et à ses exigences. A l'âge adulte, nos réflexes continuent d'assurer notre protection et notre survie en cas de situation de stress et de danger réel ou imaginaire.

Créer des connexions neuronales

Emmanuelle Sutherland explique que, dès la conception et jusqu'aux premières années de vie, tout est fait comme si le bébé disposait de tous les câbles mais pas des branchements et que les réflexes permettaient ainsi, par leurs mouvements, de connecter les câbles entre eux. Une fois les câbles branchés, le bon développement moteur mais également psychique et affectif du bébé est facilité.

Après quoi, une fois correctement "branchés", les réflexes archaïques sont naturellement inhibés ou contrôlés par les centres supérieurs du cerveau, entrainant ainsi le développement de structures neuronales plus sophistiquées et permettant au bébé de développer des réponses contrôlées volontaires.

Permettre notre développement moteur

Les réflexes archaïques, grâce aux mouvements répétitifs qu'ils produisent, participent au développement du tonus musculaire du bébé, à sa latéralité (l'utilisation facilitée de la moitié du corps, sens gauche-droite), sa coordination (capacité de réaliser des gestes précis dans l'espace) et toutes les capacités motrices dont il a et aura besoin tout au long de sa vie.

Source du texte : "50 fiches pour : Aider son enfant avec les réflexes archaïques", Elise Harwal, Sylvie Portas, Editions Deboeck supérieur.

Comment savoir si mon enfant ou moi présentons un ou plusieurs réflexes non-intégrés ?

L'idéal est de venir en consultation afin de tester les différents réflexes et ensuite, réintégrer ceux qui en ont besoin avec mes différents outils. Vous repartez ensuite avec un programme d'exercices, jeux, à faire à la maison pendant 1 mois.